Meerkat vs Periscope
Avec le développement constant des réseaux sociaux, le livestreaming est en plein essor et voit apparaître régulièrement de nouveaux acteurs sur le marché. C’est le cas de Meerkat et Periscope qui viennent de se lancer dans le streaming personnel et individuel, au travers de deux applications mobiles disponible sous IOS et Android.

Meerkat et Periscope se fondent tous deux sur un même principe de base : pouvoir diffuser aisément un événement auquel vous assistez.

La philosophie de ces deux applications reste néanmoins distincte. Meerkat a fait le choix d’un flux vidéo accessible uniquement en direct et visible par tous. Periscope offre à l’inverse une fonction de replay permettant ainsi de visionner un live pendant 24 heures après sa diffusion et permet un meilleur partage sur les réseaux sociaux.

U Pro, évoluant perpétuellement pour s’adapter aux besoins des entreprises et anticiper ceux de demain s’est intéressé de très près à ces deux solutions. Pour rappel, U Pro est un cabinet expert en transformation numérique des entreprises tant par le conseil que l’édition de logiciels. A ce titre, Clément Thoret expert livestreaming chez U Pro nous livre son avis concernant ces deux applications.

1. Quelles ont été vos premières impressions lors de l’installation et l’utilisation de ces applications ?

« Dans un premier temps, j’ai été agréablement surpris par la simplicité de création d’un livestream, il suffit d’entrer le nom de notre live et nous voilà à proposer du contenu vidéo à l’ensemble de la planète. Sur un plan ergonomique, Periscope marque des points avec un design particulièrement épuré et une interface plus travaillée, facilitant ainsi son utilisation. Il faut également savoir que contrairement à son concurrent, Periscope propose aux utilisateurs de revisionner un live 24 heures après sa transmission. La grande distinction entre ces deux solutions réside principalement sur la partie communication. En effet, l’application Periscope ayant été rachetée par la société américaine Twitter en janvier 2015 avant même son lancement, jouit d’une très bonne intégration sur le réseau social de l’oiseau bleu. Suite à ce rachat, Twitter a bloqué l’accès de Meerkat à certaines fonctionnalités de sa plateforme notamment l’envoi de tweets automatiques pour annoncer la diffusion d’un live.

De plus, un des gros avantages de Periscope comparé à l’application Meerkat, réside dans la création de compte. En effet, il est possible de s’y connecter uniquement à partir d’un compte Twitter, alors qu’à l’inverse sur Meerkat il faut renseigner le numéro de téléphone, insérer le code envoyé par sms et enfin ajouter un avatar. »

2. Que pensez-vous de ce type d’applications pour le grand public ?

« Meerkat et Periscope sont deux applications innovantes permettant au grand public de se lancer très facilement dans le livestreaming en leur fournissant les outils nécessaires. Elles peuvent être très intéressantes pour les blogueurs et journalistes indépendants qui pourront ainsi réaliser des vidéos en direct gratuitement. Bien que ce genre d’applications soient ouvertes à tous, il faut néanmoins disposer de quelques pré-requis afin d’assurer un stream de bonne qualité. Il est nécessaire dans un premier temps de disposer d’une bonne connexion Internet. Je vous conseille l’utilisation de la 4G ou du WiFi sinon la qualité du live risque d’être dégradée. De plus, il faut s’assurer que votre téléphone dispose d’une bonne caméra et d’un bon processeur afin de ne pas impacter la qualité de la vidéo. »

Aujourd’hui, Facebook rejoint la compétition et pourrait peut-être concurrencer Meerkat et Periscope. A l’heure actuelle, le livestream Facebook est uniquement réservé aux célébrités, permettant ainsi de répondre aux questions des fans, de streamer les coulisses ou encore de faire des annonces officielles, le tout en direct. Tout comme Periscope il sera également possible de retrouver un replay du live directement sur la plateforme du réseau social Facebook. De plus, Facebook compte bien – à la manière de Periscope – utiliser la force de son réseau social et de ses fonctionnalités de partage. Ainsi, lorsqu’une célébrité partagera un live, celui-ci apparaîtra sur le fil d’actualités de l’ensemble de ses membres.

Face à Twitter et Facebook les deux géants des médias sociaux, Meerkat aura de plus en plus de mal à se démarquer.

Avis d’experts : Retour sur la Keynote d’Apple et comment garantir le succès d’un live

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Raphaël Lustin expert en digitalisation d’événement chez U Pro est revenu sur la Keynote Apple afin d’analyser les différents problèmes rencontrés par Apple et donner les clefs de la réussite d’un Live.

  1. En quoi est-ce qu’un live est sensible pour une marque ?

    Lors d’une diffusion en direct, l’image de la marque est mise en jeu. Les marques sont très attendues lors de ces directs qui doivent être préparés de façon optimale. Internet est un territoire d’expérimentation qui ne doit pas être déceptif pour les utilisateurs.
    Même aujourd’hui, diffuser des événements en direct reste un challenge technique pour les grandes marques qui doivent couvrir une audience internationale et proposer une expérience qualitative.

  2. Il semble qu’il y est eu des problèmes lors de la Keynote d’Apple. Que s’est-il passé ?

    Les Keynotes d’Apple ont toujours été des temps forts très attendus par leurs diverses communautés. L’entreprise à la pomme ne communiquant que très peu, elle a toujours fait des lives à succès pour présenter ses nouveaux produits et annoncer sa stratégie.Cette année, les internautes ont fait face à des problèmes inhabituels : lenteur du chargement de la page, interruptions du flux vidéo durant le direct, problèmes de son…

    Selon moi ces différentes complications sont dues à la volonté d’Apple de proposer de l’interactivité aux internautes pendant le direct.

    Ce format original a eu des conséquences techniques sur la diffusion :

    - Incompatibilité de l’interactivité mise en place avec le caching Akamai du site Apple provoquant une augmentation du temps de chargement des pages

    - Pic de charge généré par Twitter, avec des requêtes trop fréquentes pour le serveur et stressantes pour le navigateur.

    Ces deux paramètres ont engendré des symptômes hétérogènes entraînant une expérience dégradée de live.

  3. Selon vous, quels sont les 3 points clefs pour réussir un live de ce type ?

    Tout d’abord, il faut anticiper l’audience pour définir une infrastructure pouvant supporter l’audience. Dans certains cas, le caching des contenus avec un CDN comme Akamai est essentiel. Il faut néanmoins faire attention aux règles appliquées pour que le comportement reste correct sous une forte audience.Il est également primordial de tester, re-tester et encore tester les interfaces en simulant des pics de charges. Le comportement des applications web est parfois surprenant lors de pics de charge.

    Enfin, pendant le direct, il faut surveiller l’infrastructure et le comportement côté internautes, pour pouvoir intervenir rapidement en cas de difficulté. The show must go on !

 

La digitalisation au coeur de la révolution événementielle

inxpo

Selon Michael Westcott, vice président responsable du marketing de INXPO, « nous vivons actuellement une révolution dans le monde de l’événementiel ».

Il souligne que la  « virtualisation » d’un événement devient un complément quasi obligatoire d’une communication événementielle traditionnelle.

Qu’il soit un « simple » webcast ou un événement virtuel à part entière, la mise en place d’un dispositif numérique avec du live streaming accompagne les marques avec un objectif commun pour toutes : développer le chiffre d’affaires et augmenter la rentabilité d’un événement.

Pour que la digitalisation de son événement soit un succès, Michael avance la nouvelle théorie des 5C :

Contenu, Conversation, Collaboration, Communauté, Chiffre d’affaires.

En effet, outre la diffusion live de son événement, il est donc important de compléter le dispositif vidéo d’outils efficaces assurant au e-participant d’être au cœur du dispositif web : échanges et questions avec les internautes, prise en compte de leur point de vue et proximité avec eux sont autant d’éléments qui enrichiront la relation avec le e-participant.



Cashmore et Weinschenk en parlent… La dopamine explique la nouvelle addiction au real time web

Pete Cashmore, c’est le CEO de Mashable, Le blog consacré aux communautés virtuelles et aux réseaux sociaux. A eux deux, ils pèsent aujourd’hui 3,8 millions de dollars…

Journaliste pour la rubrique techno. de CNN, il écrivait hier que le temps réel (real time web) était dans le top 10 des grandes tendances web de 2010 : la recherche, la géolocalisation, les informations, les commentaires, les critiques, les enchères et plus globalement, les échanges… tout cela, nous le savons, se fera en temps réel en 2010 !

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Selon Pete Cashmore, cette (r)évolution est possible pour deux raisons : technologiques et humaines.

Pour la première explication, nous l’avons déjà écrit de nombreuses fois dans ce blog, il est désormais possible grâce à l’avènement de nouvelles technologies comme le XMPP de communiquer facilement (dans le navigateur internet) et rapidement (instantané en push) sur Internet.

Néanmoins, la deuxième explication liée à la dimension humaine est moins évidente… Pourquoi ce besoin grandissant de temps réel ? Pourquoi une telle explosion de tous ces outils d’échange, de partage, de communication et de recherche en temps réel…

Comme le souligne Pete, ce besoin inexorable proviendrait tout bonnement et simplement de nos têtes et de notre incapacité à être satisfaits…

En effet, selon Susan Weinschenk, psychologue et auteur de Neuro Web Design, un ouvrage sur le comportement en ligne et plus particulièrement sur l’influence par le comportement des pensées conscientes et inconscientes, ces nouvelles techno nous rendent littéralement accros…

Comment ?

La dopamine agit dans notre cerveau non pas comme un élément déclencheur de plaisir et de satisfaction mais comme une drogue nous poussant systématiquement à chercher plus loin… La dopamine nous encourage à être curieux et à chercher toujours plus.

Selon Susan Weinschenk et les études qu’elle a épluchées, les nouveaux usages et outils Internet répondent instantanément à ces besoins issus de l’activité de la dopamine dans notre cerveau.

cerveau

Le mariage dopamine / real time web serait-il en train d’agir comme une drogue dont les internautes ne pourrait plus se passer à l’avenir… ?

A quand les maisons et cures de real time web – désintox ?

computer-addict

Etat de l’art du real time web…

Marshall Kirkpatrick, journaliste pour Readwriteweb vient de publier une étude sur le web temps réel qui fait le point sur l’état de l’art :

Les technologies utilisées, les leaders du marché, les start-ups, les cas d’usages et les experts…

Une étude qui coûte 300 $ mais un article gratuit très intéressant :
http://fr.readwriteweb.com/2009/12/07/a-la-une/dis-cest-quoi-web-temps-rel/

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John Borthwick le confirme : le temps réel révolutionne le web

Ken Lerer est l’un des deux fondateurs du Huffington Post, un journal d’information américain publié exclusivement sur le web qui couvre un large éventail de domaines : actualité, politique, culture, divertissement, médias…

huffingtonpost

Il a récemment invité un homme dont nous parlons régulièrement dans ce blog : John Borthwick, le PDG de Betaworks pour une interview expert et celui-ci a donné son point de vue sur le «Web en temps réel» et les médias sociaux.

Selon lui, «Nous sommes dans une étape similaire à 1995».

«Nous sommes en train de repenser le web». Après la grande époque des portails et moteurs de recherches, il estime que les médias sociaux en temps réel sont les prochains outils dominants du web.

Même si John Borthwick ne voit pas les moteurs de recherche disparaître, il croit résolument que les médias sociaux qui distribuent l’information en temps réel vont prendre de plus en plus d’importance.

Ken Lerer pense quant à lui qu’il est temps de lancer des start up basées justement sur les médias sociaux et les flots d’information live et d’intégrer un maximum ces nouveaux modes de consommation d’information plébiscitée par les internautes.

Il donne évidemment en exemple le Huffington Post qui couvrent désormais des événements en intégrant à son site les nouveaux outils de temps réel.

Pendant les World Series par exemple, il était possible de suivre un match de baseball en direct via différents points de vue : fans des Yankees, fans des Phillies et journalistes spécialisés. Une manière pertinente de répondre aux besoins de leurs lecteurs…

40 % des entreprises américaines a déjà mis en place une stratégie de collaboration et de communication en temps réel selon James Lundy

Le SDForum est une association de la Silicon Valley qui  organise une  conférence annuelle autour des nouvelles technologies. Cette année, la thématique était « les évolutions et le futur de la collaboration » : comment Internet permet de nouvelles opportunités de collaboration et d’échange en temps réel dans l’entreprise, dans la ville, à la maison et aussi comment ces nouvelles activités s’intègrent dans les anciennes.

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La conférence de la semaine dernière réunissait quelques grands noms du web comme Microsoft, Cisco, Skype, Orange ainsi que des startup plus ou moins confidentielles en France telles que Dyyno, Sharethis, Meebo, FaceTime ou encore YouSendit.

Les débats et échanges se sont articulés essentiellement autour de la question primordiale : comment s’adapter pour proposer aux utilisateurs ce qu’ils veulent, le temps réel.

James Lundy, analyste au Gartner Group a ainsi eu l’occasion de présenter « Génération 4 », le shéma de l’évolution des pratiques collaboratives sur le net selon eux.

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Les blogs et les wiki sont déjà du passé, le temps est à la collaboration en temps réel et à son agrégation dans les applications.  Et les entreprises avancent en ce sens.

Il explique d’ailleurs que 40% des grandes entreprises a déjà mis en place une stratégie de collaboration en temps réel en interne comme avec leurs différentes audiences.

Le challenge sera donc de savoir comment intégrer les nouveaux usages dans ce qui existe déjà et comment faire en sorte que tout fonctionne ensemble.  Le temps réel va maintenant au delà de la voix et du texte et pour lui, les prochaines innovations majeures vont arriver avec la vidéo qui sera le prochain champ de bataille des technologies !

Enfin, il met l’accent sur l’importance de l’ubiquité. Selon lui, les internautes n’ont plus peur d’utiliser la technologie… On n’est plus dans un site spécifique, mais on est partout, dans le nuage et en même temps… :  « C’est la nouvelle conquête de l’Ouest, un monde d’opportunités…»

Loic Le Meur sur BFM TV: Les enjeux du Real Time Web pour les marques

Loic Le Meur

A l’approche de la conférence Le Web, Loic Le Meur est de passage en France, il est intervenu hier sur BFM TV pour présenter le Real Time Web :
http://podcast.bfmradio.fr/channel11/20091012_interview_2.mp3

L’entrepreneur francais y décrit les usages clés du web en temps réel et enjeux pour les marques.
Selon Loic Le Meur, le web en temps réel est la prochaine étape du web pour les marques, une étape qu’il qualifie d’inévitable : « C’est une question de temps ! ».

D’après le bloggeur, le web en temps réel représente une opportunité pour :
– suivre les avis, critiques des consommateurs
– répondre aux internautes et apporter de l’information
– diffuser viralement ses produits et générer des revenus supplémentaires
Il s’agirait donc d’une « nouvelle forme de support client et de gestion de communauté. »

Jon Swartz du USA Today souligne la révolution engagée par le « real time web »

USA Today est un quotidien national américain fondé en 1982 qui est aujourd’hui le journal le plus distribué aux États-Unis avec plus de 2,25 millions d’exemplaires écoulés par jour…

USA Today

Son journaliste pour la colonne Technologie, Jon Swartz, a écrit le 3 octobre dernier qu’Internet en temps réel était la prochaine révolution online.

Et plus intéressant encore, si l’adoption du web en temps réel et de l’immédiateté est déjà une réalité chez les plus jeunes, la croissance la plus important s’opère en fait chez les plus de 35 ans.

D’ailleurs, les sociétés et start-up spécialisées dans le web et les nouvelles technologies développent toujours plus d’applications en temps réel pour le jeu en ligne, la recherche, les services de location ou encore le service clientèle.

Selon Jon Swartz, le potentiel de ce nouveau marché est donc énorme avec encore de nombreuses opportunités à saisir…

Ron Conway investit sur le temps réel et estime le marché à $1Md en 2011

Google Twitter

Ron conway

Ron Conway est un des plus importants Business Angel américain sur Internet.

Il a investit dans les plus belles réussites du net : Google (en 1998 !), Twitter, Digg, …

Google Twitter

Son attention se tourne désormais exclusivement vers le web en temps réel.

Il a ainsi créé un fond d’invetissement dédié SV Angel LLC, accompagné par deux autres business angels (David Lee et Brian Pokorny).

L’objectif de Ron Conway est de réaliser 40 à 50 investissements dans des startups temps réel, d’ici 18 mois.

Ron Conway estime que le marché du « Real Time Web » devrait atteindre $1 Milliard d’ici 3 ans.

Ci dessous une vidéo de Ron Conway au Real Time Stream CrunchUp de Techcrunch :